HENRI DE TOULOUSE LAUTREC (1864-1901)
En raison de son handicap, il boitait, et de sa petite taille, la traditionnelle carrière militaire n’était pas envisageable pour le jeune comte Henri Toulouse-Lautrec. Ses parents avaient toutefois détecté à un stade précoce ses talents de dessinateur et lui offrirent une formation artistique. Au terme d’une phase d’apprentissage académique romantique, Henri se sentit rapidement attiré par la vie parisienne et ses artistes d’avant-garde, tels que Cézanne et surtout Degas. Il se sentait chez lui à Montmartre, qui débordait d’humour et d’ironie « fin de siècle », de fêtes et de bals masqués. C’est pour le cabaret « Le Mirliton », du chanteur Aristide Bruant, qu’il réalisa en tant que client habitué des peintures murales et couvertures de revues. Ce fut toutefois l’affiche pour le Moulin Rouge qui, en 1891, le rendit célèbre du jour au lendemain. Ses compositions aux perspectives et aux cadrages inattendus, étaient une juxtaposition de surfaces colorées contrastantes aux contours légers et joyeux. Après quelques années extrêmement productives, Toulouse-Lautrec sembla perdre le contrôle de sa vie. Son ami le docteur Bourges, avec lequel il partageait son logement, se maria en 1893 et Henri se retrouva seul pour la première fois. Rapidement sous l’empire de l’alcool, il devint déphasé et paranoïde. Une admission de courte durée dans une clinique psychiatrique en 1998 resta sans effets et il quitta ce monde deux ans plus tard à l’âge de 36 ans dans la demeure de ses parents, au Château de Malrome à Albi.

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